Edito01 february 2010Le maintien d'une forte production agricole n'est possible qu'en luttant activement contre les maladies des plantes, en particulier celles provoquées par les champignons pathogènes. Cette lutte est actuellement basée sur un emploi systématique de pesticides et l'utilisation de variétés résistantes. Le risque biologique correspondant aux agents pathogènes reste la principale contrainte pour la production des céréales et des oléagineux en France et les produits phytosanitaires représentent actuellement 44% des intrants agricoles et 33% des charges de l'agriculteur (source ONIC). Une meilleure gestion de ces méthodes de lutte est maintenant nécessaire, car l'utilisation des pesticides a des conséquences négatives pour l'environnement et la qualité des produits de consommation. De plus, la maîtrise les coûts de production dans le cadre des politiques agricoles européennes conduiront à une réduction de leur utilisation. Enfin, le maintien de l'efficacité des pesticides et des résistances variétales nécessite de tenir compte de l'évolution des populations d'agents pathogènes face à ces pressions de sélection. Il est donc souhaitable de mieux gérer le risque phytosanitaire en lien avec l'évolution des systèmes de culture (valorisation de méthodes non chimiques, protection intégrée). Ces objectifs nécessitent d'acquérir et d'approfondir les connaissances sur les champignons pathogènes aussi bien au niveau de leurs cycles biologiques et de leurs processus infectieux que de leurs dynamiques évolutives et populationnelles et leur impact sur la production et la qualité des récoltes.
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